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dimanche 18 mai 2014
Dernier message
Les écrits sont terminés à l'Ecole du Louvre et vont bientôt commencer à l'Inalco. Les oraux suivront. Les ateliers au Louvre avancent. Il est temps de clore ce blog.
lundi 3 mars 2014
Montée en grade
Très prochainement je commence l'animation de visites sur le thème des Contes d'Orient au Département des Arts de l'Islam du musée du Louvre.
Le public : enfants de 4-6 ans, de 8-12 ans, familles avec enfants et scolaires de tous âges.
Un nouveau challenge bien tentant, bien excitant, un peu effrayant, mais une belle occasion de voir si ce métier de l'animation me plaît. A bientôt pour des nouvelles des premières visites.
samedi 21 décembre 2013
Bahram Gur et Azadeh
Les vacances c'est fait pour se reposer et c'est fait pour prendre le temps de réfléchir. En ce qui me concerne, un des sujets de réflexion sera cette magnifique œuvre du musée du Louvre dont, comme chaque année, il faut que je perce le mystère : origine, datation, signification...
Pour l'instant en la voyant je pense, en vrac, décor architectural, Shahnameh, stuc, pierre, Bahram Gur et Azadeh, Iran, seldjoukide, sassanide, épigraphie, pseudo-épigraphie, hampes fleuronnées, palmiers, cygnes (mais qu'est-ce qu'ils viennent donc faire ici ceux-là ?), dromadaire...
Des idées pour m'aider ?
Pour l'instant en la voyant je pense, en vrac, décor architectural, Shahnameh, stuc, pierre, Bahram Gur et Azadeh, Iran, seldjoukide, sassanide, épigraphie, pseudo-épigraphie, hampes fleuronnées, palmiers, cygnes (mais qu'est-ce qu'ils viennent donc faire ici ceux-là ?), dromadaire...
Des idées pour m'aider ?
mercredi 16 octobre 2013
Stagiaire... de nouveau
Et c'est reparti aujourd'hui pour un stage au service Documentation du Département des arts de l'Islam. Objectif : remettre à plat la provenance géographique des quelques 20 000 objets conservés.
Voilà donc le sésame des mois à venir, celui qui va me permettre de :
- rentrer au Louvre par n'importe quelle entrée, sans faire la queue : petit plaisir.
- de ne pas montrer ce qu'il y a dans mon sac : petite satisfaction mais j'ai quand même dû produire un extrait de casier judiciaire pour cela et pour prouver que je n'allais rien voler !
- et surtout de parcourir les salles vides du musée le mardi, jour de fermeture : gros plaisir. Je vous donnerai prochainement mes impressions sur cet énorme privilège.
Pas de commentaires sur la photo prise à partir d'une caméra numérique, hein !
Et puis "stage au Louvre" ça fait bien sur un CV, non ?
Voilà donc le sésame des mois à venir, celui qui va me permettre de :
- rentrer au Louvre par n'importe quelle entrée, sans faire la queue : petit plaisir.
- de ne pas montrer ce qu'il y a dans mon sac : petite satisfaction mais j'ai quand même dû produire un extrait de casier judiciaire pour cela et pour prouver que je n'allais rien voler !
- et surtout de parcourir les salles vides du musée le mardi, jour de fermeture : gros plaisir. Je vous donnerai prochainement mes impressions sur cet énorme privilège.
Pas de commentaires sur la photo prise à partir d'une caméra numérique, hein !
Et puis "stage au Louvre" ça fait bien sur un CV, non ?
mardi 1 octobre 2013
Babel
Je crois que si on m'en avait laissé le loisir j'aurais passé ma vie à apprendre les langues. Il fut un temps où je voulais devenir interprète ; j'aurais dû.
Ce que j'aime par-dessus tout à l'Inalco c'est le côté tour de Babel des enseignements, des enseignants et des étudiants. On y enseigne à la fois :
- des langues très parlées : arabe, chinois, japonais, hindi, russe...
- des langues à la mode : coréen (merci la k-pop !)
- des langues peu parlées : arménien, guarani...
- des langues peu connues bien que parfois très largement répandues : amharique, mandingue, haoussa, soninké, tigrigna, nahuatl, telougou (parlé par 75 millions de personnes, vous connaissiez ?)...
- des langues en instance de devenir des langues mortes : inuktitut, sorabe (parlé pourtant à côté de chez nous en Allemagne), drehu (12 000 survivants)...
J'adore cette ambiance de grand marché mondial où on entend des tas de langues différentes dans les couloirs, les ascenseurs, la cafet. J'ai l'impression d'être en voyage. Je suis comme un poisson dans l'eau.
Si ça ne tenait qu'à moi - il faut vraiment que je trouve un mécène ! - j'attaquerais tout de suite l'arabe, le chinois, le swahili, le quechua et l'amharique...
Ce que j'aime par-dessus tout à l'Inalco c'est le côté tour de Babel des enseignements, des enseignants et des étudiants. On y enseigne à la fois :
- des langues très parlées : arabe, chinois, japonais, hindi, russe...
- des langues à la mode : coréen (merci la k-pop !)
- des langues peu parlées : arménien, guarani...
- des langues peu connues bien que parfois très largement répandues : amharique, mandingue, haoussa, soninké, tigrigna, nahuatl, telougou (parlé par 75 millions de personnes, vous connaissiez ?)...
- des langues en instance de devenir des langues mortes : inuktitut, sorabe (parlé pourtant à côté de chez nous en Allemagne), drehu (12 000 survivants)...
J'adore cette ambiance de grand marché mondial où on entend des tas de langues différentes dans les couloirs, les ascenseurs, la cafet. J'ai l'impression d'être en voyage. Je suis comme un poisson dans l'eau.
Si ça ne tenait qu'à moi - il faut vraiment que je trouve un mécène ! - j'attaquerais tout de suite l'arabe, le chinois, le swahili, le quechua et l'amharique...
mercredi 7 août 2013
Nouveau challenge
Quand on a décidé de se spécialiser an arts de l'Islam, il y a 3 langues qu'il faut un jour envisager d'étudier : l'arabe, le persan et le turc. J'avais déjà un penchant naturel pour la grande région iranienne allant de la Mésopotamie à l'Indus, en passant par l'Iran, l'Ouzbékistan, l'Afghanistan, le Pakistan avec leurs mosquées aux merveilleuses coupoles, leurs carreaux de céramique bleues, jaunes, roses... et ces deux premières années à l'Ecole du Louvre n'ont fait que renforcer ce goût et m'ont ouvert à la merveilleuse céramique du XIIe siècle, aux pièces de métal incrusté et aux miniatures si parfaites et impressionnantes de virtuosité.
Donc, en plus des cours d'épigraphie du moyen iranien qui constituent une option proposée à l'EDL (et dont l'intitulé et le contenu en font bien rire certaines !), je me suis mise à la méthode Assimil de persan depuis l'année dernière, avec une assiduité proportionnelle à l'approche des examens. Comme c'est une langue qui me plaît quand même bien, j'ai repris LA méthode cette année après les examens et cette fois me suis tenue à ma leçon journalière, ce qui fait que j'aurai fini l'Assimil à la fin de l'été. C'est bien beau tout cela, mais ça ne fait pas de moi une persanophone. Donc j'ai regardé il y a quelques mois où je pouvais apprendre le persan à Paris et à part les cours particuliers avec des profs dont je n'ai aucune idée de la valeur, mais dont j'ai une bonne idée des exigences financières, une seule offre de formation universitaire, la seule offre en France d'ailleurs : c'est l'INALCO, Institut NAtional des Langues et Civilisations Orientales, ex-"Langues O".
Est-il envisageable - et sage - d'entamer un double cursus dans deux établissements différents ?
J'ai d'abord répondu par la négative à cette question car les cours, même s'ils sont rassemblés sur 2 jours à l'INALCO ont bien évidemment lieu les mêmes jours que les cours d'Histoire Générale de l'Art de l'EDL. Ensuite je ne me voyais pas attaquer une formation qui durerait au minimum 3 ans quand je sais que je devrai obligatoirement rebosser dans 2 ans. Et puis le persan, c'est sympa, mais ça mène à quoi dirait toute personne rationnelle ?
En même temps, quitte à se remettre dans les études, autant y aller plein pot et se faire plaisir. Alors, motivée par une voire deux connaissances qui se laissent tenter aussi, je pense que je vais franchir le pas de la L1 de persan et ajouter quelques heures de cours et de travail en plus à mon emploi du temps. En se relayant pour assister aux cours on devrait arriver à en suivre chacun la moitié. Pour le travail perso, je me dis que je me suis déjà bien avancée en travaillant seule cet été. Et puis les priorités sont claires : EDL en 1er !
Donc à la rentrée, j'entre officiellement dans les études universitaires, les vraies, puisqu'à l'EDL on dépend du Ministère de la Culture et non de l'Education. Je vous tiendrai au courant de ce que ça donne, en commençant par l'inscription qui a l'air coton.
Pour ceux qui en doutaient (j'en ai rencontrés récemment) : non, on ne parle pas arabe dans tous les pays musulmans, et non, les Iraniens ne parlent pas arabe mais persan, même s'ils utilisent une grande partie de l'alphabet arabe pour écrire le persan. Un peu comme l'alphabet latin qui sert à écrire à peu près toutes les langues européennes donc. Et ils n'aiment pas du tout qu'on leur dise qu'ils sont arabes ; c'est comme si on disait aux Français qu'ils sont italiens ou espagnols : après tout c'est le même alphabet et ça sonne beaucoup plus proche que l'arabe et le persan. D'ailleurs le persan est une langue d'origine indo-européenne alors que l'arabe est une langue sémitique. Donc techniquement le persan est plus près du français que de l'arabe.
Donc, en plus des cours d'épigraphie du moyen iranien qui constituent une option proposée à l'EDL (et dont l'intitulé et le contenu en font bien rire certaines !), je me suis mise à la méthode Assimil de persan depuis l'année dernière, avec une assiduité proportionnelle à l'approche des examens. Comme c'est une langue qui me plaît quand même bien, j'ai repris LA méthode cette année après les examens et cette fois me suis tenue à ma leçon journalière, ce qui fait que j'aurai fini l'Assimil à la fin de l'été. C'est bien beau tout cela, mais ça ne fait pas de moi une persanophone. Donc j'ai regardé il y a quelques mois où je pouvais apprendre le persan à Paris et à part les cours particuliers avec des profs dont je n'ai aucune idée de la valeur, mais dont j'ai une bonne idée des exigences financières, une seule offre de formation universitaire, la seule offre en France d'ailleurs : c'est l'INALCO, Institut NAtional des Langues et Civilisations Orientales, ex-"Langues O".
Est-il envisageable - et sage - d'entamer un double cursus dans deux établissements différents ?
J'ai d'abord répondu par la négative à cette question car les cours, même s'ils sont rassemblés sur 2 jours à l'INALCO ont bien évidemment lieu les mêmes jours que les cours d'Histoire Générale de l'Art de l'EDL. Ensuite je ne me voyais pas attaquer une formation qui durerait au minimum 3 ans quand je sais que je devrai obligatoirement rebosser dans 2 ans. Et puis le persan, c'est sympa, mais ça mène à quoi dirait toute personne rationnelle ?
En même temps, quitte à se remettre dans les études, autant y aller plein pot et se faire plaisir. Alors, motivée par une voire deux connaissances qui se laissent tenter aussi, je pense que je vais franchir le pas de la L1 de persan et ajouter quelques heures de cours et de travail en plus à mon emploi du temps. En se relayant pour assister aux cours on devrait arriver à en suivre chacun la moitié. Pour le travail perso, je me dis que je me suis déjà bien avancée en travaillant seule cet été. Et puis les priorités sont claires : EDL en 1er !
Donc à la rentrée, j'entre officiellement dans les études universitaires, les vraies, puisqu'à l'EDL on dépend du Ministère de la Culture et non de l'Education. Je vous tiendrai au courant de ce que ça donne, en commençant par l'inscription qui a l'air coton.
Pour ceux qui en doutaient (j'en ai rencontrés récemment) : non, on ne parle pas arabe dans tous les pays musulmans, et non, les Iraniens ne parlent pas arabe mais persan, même s'ils utilisent une grande partie de l'alphabet arabe pour écrire le persan. Un peu comme l'alphabet latin qui sert à écrire à peu près toutes les langues européennes donc. Et ils n'aiment pas du tout qu'on leur dise qu'ils sont arabes ; c'est comme si on disait aux Français qu'ils sont italiens ou espagnols : après tout c'est le même alphabet et ça sonne beaucoup plus proche que l'arabe et le persan. D'ailleurs le persan est une langue d'origine indo-européenne alors que l'arabe est une langue sémitique. Donc techniquement le persan est plus près du français que de l'arabe.
vendredi 3 mai 2013
Farfouiller
Vous voyez cette excitation qui prend les femmes 2 fois par an quand elles farfouillent dans des bacs de fringues pour trouver l'affaire imbattable à un prix défiant toute concurrence ?
Et bien j'ai eu ce sentiment hier en farfouillant dans les caisses de céramiques des réserves de la Cité de la Céramique, sauf que je n'ai rien eu à payer à la fin. Je devais retrouver une dizaine de pièces - des carreaux et des fragments de décor architecturaux - qui doivent partir au C2RMF (Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France) pour analyse par AGLAE, l'"Accélerateur Grand Louvre d'Analyse Elémentaire". Et tout ça sans savoir où elles étaient localisées. Donc j'ai ouvert des tiroirs, des placards, fouillé dans des caisses de tessons et au passage j'ai mis la main sur des merveilles de céramiques iraniennes du XVIIe siècle que je ne pensais jamais pouvoir avoir en main un jour. Un peu comme un archéologue qui trouverait des pièces exceptionnelles à chaque fouille. Ces 2 heures en réserve auront eu deux mérites :
- me faire faire de la muscu en soulevant des caisses de céramique.
- me conforter dans l'idée que je veux vraiment être au contact des œuvres dans mon futur métier.
C'est déjà ça !
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dimanche 31 mars 2013
Frisson
Frisson quand, dans le cadre de l'informatisation des inventaires de la collection islamique de la Cité de céramique, je dois enregistrer les oeuvres revenues d'Allemagne dans le cadre de la récupération des biens spoliés de la seconde guerre mondiale. Et frisson quand parmi ces oeuvres, je tombe sur un gobelet et une lampe de mosquée syriens en verre achetés par Goering. Le bougre avait bon goût.
mercredi 13 mars 2013
Tapis oriental : le dénouement
Ca y est : le sort est jeté.
Ce tapis serait donc un tapis ottoman produit en Anatolie occidentale, probablement dans la région d'Ushak, vers la fin du XVIe siècle. En tous cas c'est l'hypothèse majeure que j'ai avancée en rendant ma fiche objet.
Ce tapis serait donc un tapis ottoman produit en Anatolie occidentale, probablement dans la région d'Ushak, vers la fin du XVIe siècle. En tous cas c'est l'hypothèse majeure que j'ai avancée en rendant ma fiche objet.
vendredi 15 février 2013
Voyager dans le temps et dans l'espace
Lire un registre d'inventaire et le reporter intégralement dans une base de données informatique, c'est le contenu de mon stage à la Cité de la Céramique pour l'instant. Et à priori pas la partie la plus affriolante de mon stage.
Et pourtant, on peut trouver du plaisir dans des tâches qui semblent parfaitement rébarbatives.
D'abord, j'ai quand même entre les mains les copies (les originaux sont protégés au coffre) d'un document qui date du 19e s. Et rien que ça c'est grisant. C'est un morceau d'histoire.
Ensuite ce registre est écrit à la plume dans une écriture "à l'ancienne" qu'il faut déchiffrer et qui rappelle l'école de nos grand-mères et arrières grands-mères. Et les conservateurs qui enregistraient les entrées avaient un vocabulaire des plus fleuris qui me fait bien rire : vase pommiforme, jaune Nankin, bouteille burso-basique...
Enfin, le registre identifie tous les dons, legs, fouilles, fabrications d'objets en céramique et verre qui sont entrés dans les collections du musée avec parfois les circonstances de leur arrivée : leur présentation dans les expositions universelles, leur présence à la cour de tel ou tel roi ou empereur de Perse, de Chine ou de l'Empire ottoman, leur arrivée via un explorateur ou un personnage de mémoire comme Victor Schoelcher... Parcourir le monde et repartir dans le temps, ça me console de ne plus faire de grands voyages.
Espérons que la seconde partie du travail, qui consiste à s'assurer physiquement d ela présence des oeuvres en réserve, de leurs mesures, de leur état, m'apportera autant de petites satisfactions.
Et pourtant, on peut trouver du plaisir dans des tâches qui semblent parfaitement rébarbatives.
D'abord, j'ai quand même entre les mains les copies (les originaux sont protégés au coffre) d'un document qui date du 19e s. Et rien que ça c'est grisant. C'est un morceau d'histoire.
Ensuite ce registre est écrit à la plume dans une écriture "à l'ancienne" qu'il faut déchiffrer et qui rappelle l'école de nos grand-mères et arrières grands-mères. Et les conservateurs qui enregistraient les entrées avaient un vocabulaire des plus fleuris qui me fait bien rire : vase pommiforme, jaune Nankin, bouteille burso-basique...
Enfin, le registre identifie tous les dons, legs, fouilles, fabrications d'objets en céramique et verre qui sont entrés dans les collections du musée avec parfois les circonstances de leur arrivée : leur présentation dans les expositions universelles, leur présence à la cour de tel ou tel roi ou empereur de Perse, de Chine ou de l'Empire ottoman, leur arrivée via un explorateur ou un personnage de mémoire comme Victor Schoelcher... Parcourir le monde et repartir dans le temps, ça me console de ne plus faire de grands voyages.
Espérons que la seconde partie du travail, qui consiste à s'assurer physiquement d ela présence des oeuvres en réserve, de leurs mesures, de leur état, m'apportera autant de petites satisfactions.
vendredi 8 février 2013
Un vrai stage
Je viens d'attaquer mon premier vrai long stage de ma nouvelle vie. C'est à la Cité de la céramique à Sèvres, loin, loin dans l'ouest de Paris.
à ça...
Je conçois que cela ne fasse pas rêver tout le monde mais je n'ai qu'une chose à dire : il faut laisser sa chance à la céramique ! Venez faire un tour dans ce musée et je suis sure que vous allez découvrir des pièces qui vous plairont pour votre vaisselier ou la décoration de votre apartement.
Je dois m'occuper du "récolement de la collection islamique". Ca consiste à inventorier les oeuvres de la collection et à vérifier leur présence dans les salles d'exposition ou en réserve, leur état... Pour l'instant j'attaque avec la partie la moins sympa en apparence : reporter sur informatique l'inventaire papier des oeuvres qui date des 19e et 20e siècles (l'inventaire, pas les oeuvres). Mais même cette tâche est super marrante. On découvre qui a collecté ou donné les oeuvres, d'où elles viennent, le vocabulaire fleuri qu'on employait à l'époque et surtout le style d'écriture qu'on employait et que je m'échine à déchiffrer. Très instructif. Par exemple hier j'ai enregistré des pièces qui avaient été collectées par Victor Schoelcher.
Ce n'est que le début. Je travaille deux jours par semaines d'ici à fin mai et à plein temps en juin et juillet. J'aurai donc le temps de reparler en détail de cette expérience.
La Cité de la céramique ça va de ça ...

à ça...
... en passant par ça
Je conçois que cela ne fasse pas rêver tout le monde mais je n'ai qu'une chose à dire : il faut laisser sa chance à la céramique ! Venez faire un tour dans ce musée et je suis sure que vous allez découvrir des pièces qui vous plairont pour votre vaisselier ou la décoration de votre apartement.
Je dois m'occuper du "récolement de la collection islamique". Ca consiste à inventorier les oeuvres de la collection et à vérifier leur présence dans les salles d'exposition ou en réserve, leur état... Pour l'instant j'attaque avec la partie la moins sympa en apparence : reporter sur informatique l'inventaire papier des oeuvres qui date des 19e et 20e siècles (l'inventaire, pas les oeuvres). Mais même cette tâche est super marrante. On découvre qui a collecté ou donné les oeuvres, d'où elles viennent, le vocabulaire fleuri qu'on employait à l'époque et surtout le style d'écriture qu'on employait et que je m'échine à déchiffrer. Très instructif. Par exemple hier j'ai enregistré des pièces qui avaient été collectées par Victor Schoelcher.
Ce n'est que le début. Je travaille deux jours par semaines d'ici à fin mai et à plein temps en juin et juillet. J'aurai donc le temps de reparler en détail de cette expérience.
jeudi 7 février 2013
Un soir à Orsay
Médiation culturelle : action de rapprocher les oeuvres des publics. En tous cas, c'est ma définition.
Orsay proposait ce 7 février et renouvellera jeudi 14 février prochain un "rendez-vous plus particulièrement dédié aux 18-35 ans". Pour ces deux nocturnes, plus de 80 étudiants issus de l'Ecole du Louvre, du cursus de médiation culturelle de Paris III et du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris investissent les collections permanentes et présentent ou animent chacun une oeuvre. L'occasion de dialoguer avec le public.
Orsay proposait ce 7 février et renouvellera jeudi 14 février prochain un "rendez-vous plus particulièrement dédié aux 18-35 ans". Pour ces deux nocturnes, plus de 80 étudiants issus de l'Ecole du Louvre, du cursus de médiation culturelle de Paris III et du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris investissent les collections permanentes et présentent ou animent chacun une oeuvre. L'occasion de dialoguer avec le public.
Pour ma part, le choix s'était porté sur le Balzac en plâtre de Rodin, une oeuvre à l'histoire très mouvementée qui a été refusée au Salon de 1898 où elle a été présentée, qui a été apparentée à une seconde affaire Dreyfus...
Expérience intéressante de rencontre du public, des publics plutôt car l'échantillon allait de ceux qui n'avaient jamais entendu parler ni de Rodin ni de Balzac à ceux qui maîtrisaient presque parfaitement l'oeuvre, son histoire, les vicissitudes de sa création...
Public très international qui m'a obligé à faire un tiers de ma présentation en français, un tiers en anglais et un tiers en espagnol. C'est fou le nombre de sud-Américains qui traînent à Paris en ce moment : Brésiliens, Costa-Ricains, Mexicains, Péruviens. En même temps c'est assez logique, ils sont en vacances d'été, eux, en ce moment.
Bref, c'était un bon moment et je suis assez contente de m'être pas trop mal débrouillée pour faire découvrir ou redécouvrir cette oeuvre. Seule difficulté pour moi : arriver à arrêter les visiteurs sur une sculpture en plâtre de Balzac quand dans la salle juste derrière il y a une dizaine de Van Gogh à l'effet magnétiseur sur les foules.
Je vous attends jeudi prochain.
vendredi 1 février 2013
Nouvelles bibliothèques
Dans ma quête d'informations relatives à l'histoire de l'art, je visite régulièrement de nouvelles bibliothèques. Récemment j'ai testé la bibliothèque à l'ancienne, au musée des Arts Décoratifs.
Des tables inclinées en bois, un parquet qui grince, de grandes étagères avec des centaines de catalogues de très grands formats qui ont tous une centaine d'année. Ca sent bon l'encaustique.
D'un autre côté j'ai aussi testé la médiathèque du musée du Quai Branly. Installée au dernier étage du musée avec vue périphérique sur Paris, ultra-moderne, neuve, propre, avec des installations informatiques. Elle est vraiment sympa.
![]() |
| Bibliothèque des Arts Décoratifs |
D'un autre côté j'ai aussi testé la médiathèque du musée du Quai Branly. Installée au dernier étage du musée avec vue périphérique sur Paris, ultra-moderne, neuve, propre, avec des installations informatiques. Elle est vraiment sympa.
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| Musée du Quai Branly |
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| Médiathèque du musée du Quai Branly |
Seul problème : le musée du quai branly, c'est vraiment loin de tout.
mercredi 9 janvier 2013
Tapis oriental
Pour bien commencer cette nouvelle année, voilà ma recherche des deux mois à venir :
Un magnifique tapis, probablement ottoman ou dans la sphère ottomane. A moi de découvrir exactement d'où il vient, de quand il est, comment il a été fait, à quoi il a servi, le nom de son propriétaire, la race des moutons qui ont servi à faire la laine, le nom du berger et l'âge des enfants qui l'ont fabriqué.
Rendez-vous dans 2 mois pour la réponse. d'ici là toutes vos contributions sont les bienvenues.
Un magnifique tapis, probablement ottoman ou dans la sphère ottomane. A moi de découvrir exactement d'où il vient, de quand il est, comment il a été fait, à quoi il a servi, le nom de son propriétaire, la race des moutons qui ont servi à faire la laine, le nom du berger et l'âge des enfants qui l'ont fabriqué.
Rendez-vous dans 2 mois pour la réponse. d'ici là toutes vos contributions sont les bienvenues.
dimanche 16 décembre 2012
Doctorant : un univers impitoyable
J'ai dû croiser dans mon parcours 2 doctorants seulement : une en chimie, l'autre en médecine. Autant dire que je n'ai pas franchement pu échanger avec elles sur le contenu de leurs recherches et le parcours d'un doctorant.
Mais en 6 semaines de stage à l'EPHE, qui accueille des doctorants en histoire de l'art et histoire des religions, entre autres, j'ai découvert un univers imitoyable.
Personnellement je pensais que lorsque l'on avait terminé un M2 on pouvait se lancer dans une thèse sur un sujet de notre choix, dans la fac de notre choix, et qu'au bout de trois ans on soutenait sa thèse avec brio. Grave erreur, petit scarabée, tu n'y es pas du tout !
D'abord, ne fais pas une thèse qui veut et quand il veut. Si tu n'as pas fait au moins un M2, voire passé une agrégation, voire déjà enseigné et si tu as moins de 30 ans, tu es déjà mal barré. Il semblerait que faire une thèse à 25 ans est considéré comme une tocade de jeunesse.
Ensuite, il faut trouver l'université qui veut de toi, c'est à dire le prof qui voudra bien te suivre, c'est à dire le prof qui est spécialiste de ton domaine de recherche et qui a une HDR (Habilitation à Diriger des Recherches) et qui n'a pas déjà 15 étudiants à suivre et qui estime que tu vaux la peine et de préférence quelqu'un qui a pignon sur rue, le "mandarin" de la spécialité. En gros tu en as 2 ou 3 seulement par spécialité en France.
Si tu as trouvé ce fameux sésame, tu dois présenter et faire valider ton sujet de thèse. Moi qui croyais que tu te lançais la tête la première dans les recherches... Que nenni ! Tu fais une magnifique présentation devant un jury d'une vingtaine de personnes où tu expliques ton parcours, ce que tu veux étudier, pourquoi, comment, pendant combien de temps...
Sur le temps nécessaire, 3 ans c'est le minimum du minimum. Mais faire une thèse en 3 ans, semble au mieux, très présomptueux, au pire, totalement irréaliste. Les doctorants rencontrés ces dernières semaines estiment que 5 ans c'est le minimum, mais que le plus réaliste c'est plutôt 7 à 9 ans.
Bon imaginons : tu as un sujet béton que tu aimes, le prof reconnu de toute la communauté scientifique, la validation du jury et tu y vas pour 5 ans, parce que tu es super motivé et d'une intelligence démesurée. Il faut maintenant penser financement. Parce que c'est bien beau de faire avancer la recherche pendant des années, mais pendant ce temps, qui met les pâtes dans la casserole et paie le beurre et le râpé ?
Voilà le parcours du combattant du doctorant.
Alors à côté de ça j'ai rencontré des doctorants super sympa, l'une étudiant un manuscrit illustré du livre de Job, une jeune religieuse qui travaille sur saint-Augustin tout en enseignant le latin patristique, une chercheuse sur le programme hagiographique de Saint-Marc de Venise. Mais c'est vrai que c'est un milieu très particulier, très fermé au sens où dans un domaine de recherche spécifique, tout le monde se connaît, tout le monde situe les recherches des autres (rappelez-vous Agnès Jaoui et "les chevaliers paysans de l'an mil au lac de Paladru") alors que pour vous c'est du chinois.
Je n'avais pas spécialement envie de faire de la recherche avant ; je n'ai pas plus envie maintenant. Bon vent à tous, amis doctorants !
Mais en 6 semaines de stage à l'EPHE, qui accueille des doctorants en histoire de l'art et histoire des religions, entre autres, j'ai découvert un univers imitoyable.
Personnellement je pensais que lorsque l'on avait terminé un M2 on pouvait se lancer dans une thèse sur un sujet de notre choix, dans la fac de notre choix, et qu'au bout de trois ans on soutenait sa thèse avec brio. Grave erreur, petit scarabée, tu n'y es pas du tout !
D'abord, ne fais pas une thèse qui veut et quand il veut. Si tu n'as pas fait au moins un M2, voire passé une agrégation, voire déjà enseigné et si tu as moins de 30 ans, tu es déjà mal barré. Il semblerait que faire une thèse à 25 ans est considéré comme une tocade de jeunesse.
Ensuite, il faut trouver l'université qui veut de toi, c'est à dire le prof qui voudra bien te suivre, c'est à dire le prof qui est spécialiste de ton domaine de recherche et qui a une HDR (Habilitation à Diriger des Recherches) et qui n'a pas déjà 15 étudiants à suivre et qui estime que tu vaux la peine et de préférence quelqu'un qui a pignon sur rue, le "mandarin" de la spécialité. En gros tu en as 2 ou 3 seulement par spécialité en France.
Si tu as trouvé ce fameux sésame, tu dois présenter et faire valider ton sujet de thèse. Moi qui croyais que tu te lançais la tête la première dans les recherches... Que nenni ! Tu fais une magnifique présentation devant un jury d'une vingtaine de personnes où tu expliques ton parcours, ce que tu veux étudier, pourquoi, comment, pendant combien de temps...
Sur le temps nécessaire, 3 ans c'est le minimum du minimum. Mais faire une thèse en 3 ans, semble au mieux, très présomptueux, au pire, totalement irréaliste. Les doctorants rencontrés ces dernières semaines estiment que 5 ans c'est le minimum, mais que le plus réaliste c'est plutôt 7 à 9 ans.
Bon imaginons : tu as un sujet béton que tu aimes, le prof reconnu de toute la communauté scientifique, la validation du jury et tu y vas pour 5 ans, parce que tu es super motivé et d'une intelligence démesurée. Il faut maintenant penser financement. Parce que c'est bien beau de faire avancer la recherche pendant des années, mais pendant ce temps, qui met les pâtes dans la casserole et paie le beurre et le râpé ?
Voilà le parcours du combattant du doctorant.
Alors à côté de ça j'ai rencontré des doctorants super sympa, l'une étudiant un manuscrit illustré du livre de Job, une jeune religieuse qui travaille sur saint-Augustin tout en enseignant le latin patristique, une chercheuse sur le programme hagiographique de Saint-Marc de Venise. Mais c'est vrai que c'est un milieu très particulier, très fermé au sens où dans un domaine de recherche spécifique, tout le monde se connaît, tout le monde situe les recherches des autres (rappelez-vous Agnès Jaoui et "les chevaliers paysans de l'an mil au lac de Paladru") alors que pour vous c'est du chinois.
Je n'avais pas spécialement envie de faire de la recherche avant ; je n'ai pas plus envie maintenant. Bon vent à tous, amis doctorants !
vendredi 14 décembre 2012
Bilan de stage
Premier stage terminé !
Il était court (un jour par semaine pendant 6 semaines), pas passionant du point de vue du contenu du stage lui-même (inventaire et enregistrement de plaques photographiques) mais très instructif pour ce qui est du fonctionnement d'une institution publique, qui accueille des Masters et des doctorants, et du monde merveilleux des chercheurs dont je parlerai dans un prochain message.
Côté organisation, j'ai découvert un univers... comment dire ça en restant polie... administratif. Je crois que le mot "administratif" prend tout son sens dans une structure où rien n'est cadré, rien n'est planifié, rien n'est organisé et où on sent qu'on est à des années-lumière du monde du privé où le rendement, les résultats, la production sont les maîtres-étalons. J'ai découvert un domaine où on arrive le matin sans avoir vraiment réfléchi à ce qu'on va faire ou à ce qu'on va faire faire à son stagiaire, un domaine où on ne planifie absolument pas les ressources nécessaires pour réaliser un inventaire global (combien de personnes, combien de temps, combien de budget) mais où on fait les choses les unes à la suite des autres sans se soucier si ça va prendre 3 mois, 3 ans ou 10 ans. C'est à la fois très reposant et extrêment stressant pour moi qui ai été habituée à anticiper, planifier, budgéter... Ce n'est pas forcément représentatif de tous les établissements de la fonction publique, mais vu de l'extérieur c'est assez inquiétant sur l'avenir de notre fonction publique.
J'ai beaucoup ouvert mes oreilles pendant ce stage et j'ai aussi pu m'apercevoir que comme dans n'importe quelle entreprise, les ragots, les réputations, les médisances vont bon train, que plus que dans n'importe quelle entreprise, certains postes sont réservés à des mandarins qui ont fait le parcours idéal et ont l'âge minimum requis pour "faire sérieux dans le poste". C'était déprimant dans le privé ; c'est tout aussi déprimant dans le public.
Gros point positif pour finir : à la cantine du bâtiment, commune à plusieurs structures de la fonction publique, les moins payés payent moins cher que les mieux payés pour le même plat. Les plats, les entrées, les desserts valent un certain nombre de "points", le point n'ayant pas le même coût en fonction d'où on se trouve dans le barème de rémunération. J'ai trouvé l'idée finalement assez logique et évidente. Autant vous dire qu'en tant que stagiaire "bénévole", mes repas ne m'ont pas coûté cher !
Rendez-vous pour le prochain stage qui aura lieu de février à juillet.
Il était court (un jour par semaine pendant 6 semaines), pas passionant du point de vue du contenu du stage lui-même (inventaire et enregistrement de plaques photographiques) mais très instructif pour ce qui est du fonctionnement d'une institution publique, qui accueille des Masters et des doctorants, et du monde merveilleux des chercheurs dont je parlerai dans un prochain message.
Côté organisation, j'ai découvert un univers... comment dire ça en restant polie... administratif. Je crois que le mot "administratif" prend tout son sens dans une structure où rien n'est cadré, rien n'est planifié, rien n'est organisé et où on sent qu'on est à des années-lumière du monde du privé où le rendement, les résultats, la production sont les maîtres-étalons. J'ai découvert un domaine où on arrive le matin sans avoir vraiment réfléchi à ce qu'on va faire ou à ce qu'on va faire faire à son stagiaire, un domaine où on ne planifie absolument pas les ressources nécessaires pour réaliser un inventaire global (combien de personnes, combien de temps, combien de budget) mais où on fait les choses les unes à la suite des autres sans se soucier si ça va prendre 3 mois, 3 ans ou 10 ans. C'est à la fois très reposant et extrêment stressant pour moi qui ai été habituée à anticiper, planifier, budgéter... Ce n'est pas forcément représentatif de tous les établissements de la fonction publique, mais vu de l'extérieur c'est assez inquiétant sur l'avenir de notre fonction publique.
J'ai beaucoup ouvert mes oreilles pendant ce stage et j'ai aussi pu m'apercevoir que comme dans n'importe quelle entreprise, les ragots, les réputations, les médisances vont bon train, que plus que dans n'importe quelle entreprise, certains postes sont réservés à des mandarins qui ont fait le parcours idéal et ont l'âge minimum requis pour "faire sérieux dans le poste". C'était déprimant dans le privé ; c'est tout aussi déprimant dans le public.
Gros point positif pour finir : à la cantine du bâtiment, commune à plusieurs structures de la fonction publique, les moins payés payent moins cher que les mieux payés pour le même plat. Les plats, les entrées, les desserts valent un certain nombre de "points", le point n'ayant pas le même coût en fonction d'où on se trouve dans le barème de rémunération. J'ai trouvé l'idée finalement assez logique et évidente. Autant vous dire qu'en tant que stagiaire "bénévole", mes repas ne m'ont pas coûté cher !
Rendez-vous pour le prochain stage qui aura lieu de février à juillet.
vendredi 23 novembre 2012
Averroès
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| Statue d'Averroès à l'entrée des remparts de Cordoue |
2 mois 1/2 : c'est le temps que nous avons avec Marion et Maïlys pour préparer notre exposé sur Averroès et découvrir la vie et l'oeuvre de ce philosophe, médecin, juriste, astronome de Cordoue au service de la cour almohade au XIIe siècle.
J'aime beaucoup Averroès parce qu'il a réussi, tout en étant cadi/juge à Cordoue et Séville, à appliquer la loi islamique et en même temps à réfléchir à la philosophie d'Aristote, en apparente contradiction avec cette loi. Il a donc été proche du pouvoir, mais en même temps califié de pseudo-hérétique, exilé, oublié puis ré-étudié, remis au goût du jour, ré-encensé... Une vie et une postérité mouvementées.
Présentation le 16 janvier. C'est court, mais ça me permettra d'être libérée de ce travail et de se consacrer aux cours, aux premières révisions, à notre fiche objet...
mercredi 17 octobre 2012
CV allégé
Toute l'année dernière, j'ai essayé de trouver un stage à temps partiel pendant l'année et un job pendant l'été. J'ai répondu à des annonces postées à l'Ecole du Louvre ou sur des sites spécialisés et à chaque fois une réponse négative au mieux et pas de réponse au pire. Et puis en mai, un jour, un recruteur m'a répondu par mail 5 mn après que je lui ai adressé ma candidature : "Vous êtes trop qualifiée pour le stage. Vous devriez plutôt postuler directement dans les services communication ou conservation des musées."
J'ai cru m'étouffer et j'étais très en colère. D'un côté je suis trop qualifiée ; de l'autre, si je postule à des stages plus "charpentés", on m'oppose que je n'ai pas d'expérience dans le domaine artistique ou culturel : le serpent se mord la queue.
Alors dans ma foi nouvelle associée à mon passage en 2e année, j'ai décidé de prendre les choses en main en allégeant mon CV. Je le passe sur une seule page au lieu de deux et j'enlève les premières expériences professionnelles pour ne garder que la dernière et la plus significative. Toujours pas de réponses à mes candidatures.
Et bien, puisqu'il faut la jouer plus sournois, je la joue plus sournois : la 3e version de mon CV ne comporte plus que mes études à l'EDL, mes niveaux de langue et d'informatique et mon année sabbatique. L'ESCP a disparu et 15 ans de travail ont disparu. Bien-sûr j'ai enlevé la mention de mon âge sur le CV : les recruteurs savent compter !
Et miracle, je candidate deux fois avec ce CV et je reçois immédiatement une réponse pour un entretien que je viens de passer avec au final une réponse positive pour un stage à temps partiel à l'EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes) jusqu'à la fin de l'année. Bizarrement, les recruteurs n'ont pas eu l'air choqué quand je leur expliqué pourquoi mon CV était allégé, comme quoi !
Ca me fait tout drôle de repartir en stage. Ca me rappelle ma première expérience il y a... longtemps. Je vais faire du récolement, joli mot pour l'inventaire physique et informatique d'oeuvres, en l'occurence il s'agit de plaques et tirages photographiques d'oeuvres paléochrétiennes, byzantines et médiévales occidentales.
Conclusion : dans notre monde, être transparent n'est pas toujours récompensé ! Ca m'attriste vraiment de devoir en passer par là pour avoir une chance d'obtenir un stage à temps partiel et non payé.
PS amusant : il y a quelques mois j'avais postulé pour un stage dans un musée parisien dont je tairai le nom et qui m'avait opposé une fin de non recevoir. Ce même musée vient de refaire paraître une annonce pour le même stage (suite) auquel j'ai envoyé mon nouveau CV allégé et la réponse a été : "Ce stage est déjà pourvu mais nous gardons votre CV pour une prochaine offre." On pourrait appeler ça de la discrimination par l'expérience professionnelle.
J'ai cru m'étouffer et j'étais très en colère. D'un côté je suis trop qualifiée ; de l'autre, si je postule à des stages plus "charpentés", on m'oppose que je n'ai pas d'expérience dans le domaine artistique ou culturel : le serpent se mord la queue.
Alors dans ma foi nouvelle associée à mon passage en 2e année, j'ai décidé de prendre les choses en main en allégeant mon CV. Je le passe sur une seule page au lieu de deux et j'enlève les premières expériences professionnelles pour ne garder que la dernière et la plus significative. Toujours pas de réponses à mes candidatures.
Et bien, puisqu'il faut la jouer plus sournois, je la joue plus sournois : la 3e version de mon CV ne comporte plus que mes études à l'EDL, mes niveaux de langue et d'informatique et mon année sabbatique. L'ESCP a disparu et 15 ans de travail ont disparu. Bien-sûr j'ai enlevé la mention de mon âge sur le CV : les recruteurs savent compter !
Et miracle, je candidate deux fois avec ce CV et je reçois immédiatement une réponse pour un entretien que je viens de passer avec au final une réponse positive pour un stage à temps partiel à l'EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes) jusqu'à la fin de l'année. Bizarrement, les recruteurs n'ont pas eu l'air choqué quand je leur expliqué pourquoi mon CV était allégé, comme quoi !
Ca me fait tout drôle de repartir en stage. Ca me rappelle ma première expérience il y a... longtemps. Je vais faire du récolement, joli mot pour l'inventaire physique et informatique d'oeuvres, en l'occurence il s'agit de plaques et tirages photographiques d'oeuvres paléochrétiennes, byzantines et médiévales occidentales.
Conclusion : dans notre monde, être transparent n'est pas toujours récompensé ! Ca m'attriste vraiment de devoir en passer par là pour avoir une chance d'obtenir un stage à temps partiel et non payé.
PS amusant : il y a quelques mois j'avais postulé pour un stage dans un musée parisien dont je tairai le nom et qui m'avait opposé une fin de non recevoir. Ce même musée vient de refaire paraître une annonce pour le même stage (suite) auquel j'ai envoyé mon nouveau CV allégé et la réponse a été : "Ce stage est déjà pourvu mais nous gardons votre CV pour une prochaine offre." On pourrait appeler ça de la discrimination par l'expérience professionnelle.
jeudi 2 août 2012
Iconographie des saints
Entre les cours d'iconographie chrétienne, d'archéologie chrétienne et de peinture italienne de la Renaissance, j'ai déjà eu cette année un bel aperçu de l'iconographie des saints. Et mon séjour en Espagne cet été fait office de révision de tout celà.
En dehors des monuments de la période musulmane, il y a aussi ici bien évidemment BEAUCOUP d'églises - en clair, une à chaque coin de rue - et donc beaucoup de statues, peintures, fresques... avec des saints à identifier et des épisodes de la Bible.
Pour moi qui ne suis jamais allée au catéchisme, c'est un vrai bonheur de reconnaître les personnages grâce à tous ces indices, un peu comme dans un roman policier : sainte Catherine, sa roue et son épée, saint Paul et sa calvitie, sainte Lucie et ses yeux dans un plateau, saint Herménégilde le guerrier wisigoth, saint Roch avec son chien, sa petite tunique et ses stigmates de la peste... J'adooore !
En dehors des monuments de la période musulmane, il y a aussi ici bien évidemment BEAUCOUP d'églises - en clair, une à chaque coin de rue - et donc beaucoup de statues, peintures, fresques... avec des saints à identifier et des épisodes de la Bible.
Pour moi qui ne suis jamais allée au catéchisme, c'est un vrai bonheur de reconnaître les personnages grâce à tous ces indices, un peu comme dans un roman policier : sainte Catherine, sa roue et son épée, saint Paul et sa calvitie, sainte Lucie et ses yeux dans un plateau, saint Herménégilde le guerrier wisigoth, saint Roch avec son chien, sa petite tunique et ses stigmates de la peste... J'adooore !
dimanche 17 juin 2012
Travailler en bibliothèque
En ce dimanche d'élection, après avoir rempli mon devoir de citoyenne zélée - en l'occurence particulièrement zélée puisque le scrutin est déjà joué dans ma circonscription avec un PS à 47 % au premier tour et l'UMP à un pauvre 18 % - je suis passée par ma bibliothèque de quartier dont j'ai déjà eu l'occasion de vanter les mérites.
Et là, dans un grand silence studieux, toutes les places sont prises par de futurs bacheliers révisant leur philo. J'ai une vraie tendresse pour tous ces jeunes qui se confrontent à la première grande épreuve de leur vie scolaire qu'ils croient, comme je l'ai cru dans le passé, une étape essentielle, même si cela reste de plus en plus un simple permis de continuer. Bref, bravo à tous pour cette application. Et en même temps je m'interroge : je n'ai aucun souvenir d'avoir bossé dans une bibli durant toutes mes études. En même temps, dans ma banlieue, La bibliothèque municipale était à 1h de marche ; ceci explique peut-être cela. Et puis je crois que je préférais travailler seule chez moi à l'époque. Depuis, j'ai expérimenté le travail en bibli à l'EDL, mais principalement parce que j'ai besoin des bouquins qui s'y trouvent, et je dois reconnaître que je travaille beacoup mieux à la bibli que chez moi.
Bon c'est pas tout ça, mais moi aussi j'ai un exam demain... Et bizarrement je ne suis pas du tout stressée. Sûrement le contrecoup de la première vague de résultats !
Et là, dans un grand silence studieux, toutes les places sont prises par de futurs bacheliers révisant leur philo. J'ai une vraie tendresse pour tous ces jeunes qui se confrontent à la première grande épreuve de leur vie scolaire qu'ils croient, comme je l'ai cru dans le passé, une étape essentielle, même si cela reste de plus en plus un simple permis de continuer. Bref, bravo à tous pour cette application. Et en même temps je m'interroge : je n'ai aucun souvenir d'avoir bossé dans une bibli durant toutes mes études. En même temps, dans ma banlieue, La bibliothèque municipale était à 1h de marche ; ceci explique peut-être cela. Et puis je crois que je préférais travailler seule chez moi à l'époque. Depuis, j'ai expérimenté le travail en bibli à l'EDL, mais principalement parce que j'ai besoin des bouquins qui s'y trouvent, et je dois reconnaître que je travaille beacoup mieux à la bibli que chez moi.
Bon c'est pas tout ça, mais moi aussi j'ai un exam demain... Et bizarrement je ne suis pas du tout stressée. Sûrement le contrecoup de la première vague de résultats !
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