Premier stage terminé !
Il était court (un jour par semaine pendant 6 semaines), pas passionant du point de vue du contenu du stage lui-même (inventaire et enregistrement de plaques photographiques) mais très instructif pour ce qui est du fonctionnement d'une institution publique, qui accueille des Masters et des doctorants, et du monde merveilleux des chercheurs dont je parlerai dans un prochain message.
Côté organisation, j'ai découvert un univers... comment dire ça en restant polie... administratif. Je crois que le mot "administratif" prend tout son sens dans une structure où rien n'est cadré, rien n'est planifié, rien n'est organisé et où on sent qu'on est à des années-lumière du monde du privé où le rendement, les résultats, la production sont les maîtres-étalons. J'ai découvert un domaine où on arrive le matin sans avoir vraiment réfléchi à ce qu'on va faire ou à ce qu'on va faire faire à son stagiaire, un domaine où on ne planifie absolument pas les ressources nécessaires pour réaliser un inventaire global (combien de personnes, combien de temps, combien de budget) mais où on fait les choses les unes à la suite des autres sans se soucier si ça va prendre 3 mois, 3 ans ou 10 ans. C'est à la fois très reposant et extrêment stressant pour moi qui ai été habituée à anticiper, planifier, budgéter... Ce n'est pas forcément représentatif de tous les établissements de la fonction publique, mais vu de l'extérieur c'est assez inquiétant sur l'avenir de notre fonction publique.
J'ai beaucoup ouvert mes oreilles pendant ce stage et j'ai aussi pu m'apercevoir que comme dans n'importe quelle entreprise, les ragots, les réputations, les médisances vont bon train, que plus que dans n'importe quelle entreprise, certains postes sont réservés à des mandarins qui ont fait le parcours idéal et ont l'âge minimum requis pour "faire sérieux dans le poste". C'était déprimant dans le privé ; c'est tout aussi déprimant dans le public.
Gros point positif pour finir : à la cantine du bâtiment, commune à plusieurs structures de la fonction publique, les moins payés payent moins cher que les mieux payés pour le même plat. Les plats, les entrées, les desserts valent un certain nombre de "points", le point n'ayant pas le même coût en fonction d'où on se trouve dans le barème de rémunération. J'ai trouvé l'idée finalement assez logique et évidente. Autant vous dire qu'en tant que stagiaire "bénévole", mes repas ne m'ont pas coûté cher !
Rendez-vous pour le prochain stage qui aura lieu de février à juillet.
Partagez ma passion de l'art et découvrez avec moi les secrets de l'histoire de l'art... En route !
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vendredi 14 décembre 2012
mardi 19 juin 2012
Vocabulaire... suite
Dans la série "j'apprends de nouveaux mots ou j'apprends à écrire des mots que je connais mais que je n'avais jamais écrit et dont je découvre l'orthographe" en révisant pour mes exams, voilà une nouvelle série :
Dans la série "masculin et féminin"
- un aigle : gentil animal à plumes, becs et serres
- une aigle : ledit animal représenté sur un blason devient féminin, Dieu sait pourquoi.
- un geste : l'ensemble des mouvements que je peux faire avec mes mains, bras, tête...
- une geste : l'ensemble des exploits d'un héros
Dans la série "masculin ou féminin ?"
- un apogée : ça fait 43 ans que je suis persuadée que c'est féminin.
Dans la série "bordel, comment ça s'écrit, ça ?"
- Michel Ange, Michel-Ange (je crois que c'est celui-là), Michelange
- Moyen-Age, Moyen Age, Moyen-Âge, Moyen Âge : pour les historiens de l'art, c'est le dernier qui est le bon, mais pour les graphistes, en typographie on n'est pas censé mettre d'accent sur les majuscules.
- une hostie : je viens de découvrir le "h" du début. Alors j'ai pour excuse que je n'en ai jamais vu de près, mais je me pose quand même une question : pourquoi est-ce qu'on nous a rebattu les oreilles parce qu'il ne fallait pas dire un "naricot" alors qu'on dit une "nostie" en faisant la liaison ?
- un martyr, une martyre : personne qui a souffert le martyre
- un martyre : action de martyriser
Dans la série "mais qu'est-ce que ça veut dire ?"
- inarticulé = indistinct. Ex. : le fond de ce tableau de Caravage est inarticulé.
- un ocelle : tache ronde évoquant un œil sur l'aile d'un insecte, le plumage d'un oiseau, le pelage d'un mammifère. Et on l'utilise comme élément de décor dans le textile par exemple.
Et dans la série "ils se la jouent quand même ces historiens de l'art en utilisant des mots dont ils détournent le sens commun"
- publier une oeuvre : en gros ça veut dire qu'un mec l'a étudiée et a écrit un article ou un livre dessus. Mais bon, on publie un article, un livre, mais pas une oeuvre. Le pire c'est quand on dit "cette oeuvre n'est pas publiée" : ça sonne faux non ?
- fortune critique : historique des critiques d'une oeuvre ou d'un artiste
- repentir : adaptation de l'idée qu'on a fait quelque chose de mal. Quand un peintre se plante ou change d'avis, il reprend son tableau et ça peut créer un "repentir", une reprise qui se voit à l'oeil.
- raccourci : alors là, c'est le pompom ! Le raccourci c'est la capacité à représenter en 2D un volume 3D, la réduction que va subir une figure ou un objet représentés en perspective.
- décollation : joli mot pour dire décapitation
- crucifiement = crucifixion, mais il semblerait qu'on réserve "crucifixion" au Christ et que saint André ou saint Pierre aient eu droit à un crucifiement
Dont acte !
Dans la série "masculin et féminin"
- un aigle : gentil animal à plumes, becs et serres
- une aigle : ledit animal représenté sur un blason devient féminin, Dieu sait pourquoi.
- un geste : l'ensemble des mouvements que je peux faire avec mes mains, bras, tête...
- une geste : l'ensemble des exploits d'un héros
Dans la série "masculin ou féminin ?"
- un apogée : ça fait 43 ans que je suis persuadée que c'est féminin.
Dans la série "bordel, comment ça s'écrit, ça ?"
- Michel Ange, Michel-Ange (je crois que c'est celui-là), Michelange
- Moyen-Age, Moyen Age, Moyen-Âge, Moyen Âge : pour les historiens de l'art, c'est le dernier qui est le bon, mais pour les graphistes, en typographie on n'est pas censé mettre d'accent sur les majuscules.
- une hostie : je viens de découvrir le "h" du début. Alors j'ai pour excuse que je n'en ai jamais vu de près, mais je me pose quand même une question : pourquoi est-ce qu'on nous a rebattu les oreilles parce qu'il ne fallait pas dire un "naricot" alors qu'on dit une "nostie" en faisant la liaison ?
- un martyr, une martyre : personne qui a souffert le martyre
- un martyre : action de martyriser
Dans la série "mais qu'est-ce que ça veut dire ?"
- inarticulé = indistinct. Ex. : le fond de ce tableau de Caravage est inarticulé.
- un ocelle : tache ronde évoquant un œil sur l'aile d'un insecte, le plumage d'un oiseau, le pelage d'un mammifère. Et on l'utilise comme élément de décor dans le textile par exemple.
Et dans la série "ils se la jouent quand même ces historiens de l'art en utilisant des mots dont ils détournent le sens commun"
- publier une oeuvre : en gros ça veut dire qu'un mec l'a étudiée et a écrit un article ou un livre dessus. Mais bon, on publie un article, un livre, mais pas une oeuvre. Le pire c'est quand on dit "cette oeuvre n'est pas publiée" : ça sonne faux non ?
- fortune critique : historique des critiques d'une oeuvre ou d'un artiste
- repentir : adaptation de l'idée qu'on a fait quelque chose de mal. Quand un peintre se plante ou change d'avis, il reprend son tableau et ça peut créer un "repentir", une reprise qui se voit à l'oeil.
- raccourci : alors là, c'est le pompom ! Le raccourci c'est la capacité à représenter en 2D un volume 3D, la réduction que va subir une figure ou un objet représentés en perspective.
- décollation : joli mot pour dire décapitation
- crucifiement = crucifixion, mais il semblerait qu'on réserve "crucifixion" au Christ et que saint André ou saint Pierre aient eu droit à un crucifiement
Dont acte !
vendredi 5 août 2011
Fonction publique
J'ai baigné toute mon enfance dans la fonction publique enseignante, ce qui ne m'en a pas donné la meilleure image qui soit, et qui a probablement contribué au fait que j'ai ensuite couru travailler dans le privé pendant 15 ans avec tous les avantages, mais aussi les inconvénients que cela représente.
Aujourd'hui je me rends compte qu'il est fort probable que j'atterrisse d'ici 3 à 5 ans dans la fonction publique d'Etat ou territoriale et je suis en train de découvrir un monde TOTALEMENT inconnu : les grades, les coefficients, les concours... C'est quoi tout ça ?
Attendons quelques mois pour le découvrir...
Ma seule certitude pour le moment : se donner les moyens de faire ce qu'on a envie de faire, quelles que soient les conditions, le cadre, l'appellation.
Aujourd'hui je me rends compte qu'il est fort probable que j'atterrisse d'ici 3 à 5 ans dans la fonction publique d'Etat ou territoriale et je suis en train de découvrir un monde TOTALEMENT inconnu : les grades, les coefficients, les concours... C'est quoi tout ça ?
Attendons quelques mois pour le découvrir...
Ma seule certitude pour le moment : se donner les moyens de faire ce qu'on a envie de faire, quelles que soient les conditions, le cadre, l'appellation.
mardi 28 juin 2011
Mais qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?
Cette petite question qu'on pose en général aux enfants de 7 à 12 ans pour le fun, puis aux adolescents, parce que quand même, il y a un moment où il faut bien imaginer sa vie future et commencer à faire un plan de carrière, on s'est remis à me la poser, moi qui ait depuis longtemps vaincu l'adolescence.
Et ça fait tout drôle de répondre qu'on a une idée, mais qu'en vérité on va prendre les choses les unes après les autres, tel le tennisman qui attaque Roland Garros et qui ne veut pas dire qu'il vise le titre.
Donc, ne soyons pas trop hypocrite ; le rêve suprême est de devenir commissaire d'exposition.
Ahhhhh, commissaire d'exposition, c'est quoi donc ?
Rien à voir avec les forces de l'ordre, plus à voir avec les forces de l'art.
Le commissaire d'exposition est le grand ordonnateur des expositions que tout un chacun va, un jour ou l'autre, visiter dans un musée ou ailleurs.
Il doit imaginer l'exposition, sa thématique, les oeuvres qu'il veut y faire figurer, son organisation.
Il est chargé d'aller à la pêche aux oeuvres dans les musées ou auprès des collectionneurs privés.
Il a ensuite un rôle de chef de projet qui doit organiser le transfert des oeuvres, leur assurance, leur installation, leur mise en scène, leur mise en lumière.
Et puis il s'occupe de la communication, du catalogue de l'exposition, de son bon déroulement...
Un homme orchestre en somme.
Vu comme ça, ça parait super attrayant, et ça l'est !
Sauf que pour en arriver là, la voie royale, c'est l'Institut National du Patrimoine, http://www.inp.fr/, organisme d'Etat qui forme les conservateurs et les restaurateurs du patrimoine national. Ah oui, j'ai oublié de préciser que conservateur, c'est un corps de la fonction publique.
- Aucun problème donc, allons-y pour l'INP.
- Ah, il faut passer un concours pour y rentrer.
- Bon d'accord, ce ne sera pas le premier.
- Pour passer le concours il faut avoir minimum une licence, de préférence d'histoire de l'art.
- OK, 3 ans à l'Ecole du Louvre et puis on y va.
- Mais il est conseillé de le passer plutôt après une maîtrise.
- Bon d'aaaaaccord.
- Et puis il y a des classes préparatoires qui préparent spécifiquement les étudiants à passer ce concours. Tiens ça me rappelle quelque chose ça !
- OK, une de ces classes est à l'Ecole du Louvre, l'autre à Paris IV, c'est faisable donc.
- Mais il y a une entretien pour être accepté dans ces classes.
- Ouh la la, ça parait bien compliqué tout ça. Et puis on en est déjà à 5 ans d'études là si j'ai bien compté, non ? Pourquoi tant de préparation si on peut théoriquement passer ce concours après une licence ?
- Ben, c'est que en fait, comment te dire... Le concours de l'INP c'est 35 places pour... 1000 candidats.
- Sans commentaire
Et ça fait tout drôle de répondre qu'on a une idée, mais qu'en vérité on va prendre les choses les unes après les autres, tel le tennisman qui attaque Roland Garros et qui ne veut pas dire qu'il vise le titre.
Donc, ne soyons pas trop hypocrite ; le rêve suprême est de devenir commissaire d'exposition.
Ahhhhh, commissaire d'exposition, c'est quoi donc ?
Rien à voir avec les forces de l'ordre, plus à voir avec les forces de l'art.
Le commissaire d'exposition est le grand ordonnateur des expositions que tout un chacun va, un jour ou l'autre, visiter dans un musée ou ailleurs.
Il doit imaginer l'exposition, sa thématique, les oeuvres qu'il veut y faire figurer, son organisation.
Il est chargé d'aller à la pêche aux oeuvres dans les musées ou auprès des collectionneurs privés.
Il a ensuite un rôle de chef de projet qui doit organiser le transfert des oeuvres, leur assurance, leur installation, leur mise en scène, leur mise en lumière.
Et puis il s'occupe de la communication, du catalogue de l'exposition, de son bon déroulement...
Un homme orchestre en somme.
Vu comme ça, ça parait super attrayant, et ça l'est !
Sauf que pour en arriver là, la voie royale, c'est l'Institut National du Patrimoine, http://www.inp.fr/, organisme d'Etat qui forme les conservateurs et les restaurateurs du patrimoine national. Ah oui, j'ai oublié de préciser que conservateur, c'est un corps de la fonction publique.
- Aucun problème donc, allons-y pour l'INP.
- Ah, il faut passer un concours pour y rentrer.
- Bon d'accord, ce ne sera pas le premier.
- Pour passer le concours il faut avoir minimum une licence, de préférence d'histoire de l'art.
- OK, 3 ans à l'Ecole du Louvre et puis on y va.
- Mais il est conseillé de le passer plutôt après une maîtrise.
- Bon d'aaaaaccord.
- Et puis il y a des classes préparatoires qui préparent spécifiquement les étudiants à passer ce concours. Tiens ça me rappelle quelque chose ça !
- OK, une de ces classes est à l'Ecole du Louvre, l'autre à Paris IV, c'est faisable donc.
- Mais il y a une entretien pour être accepté dans ces classes.
- Ouh la la, ça parait bien compliqué tout ça. Et puis on en est déjà à 5 ans d'études là si j'ai bien compté, non ? Pourquoi tant de préparation si on peut théoriquement passer ce concours après une licence ?
- Ben, c'est que en fait, comment te dire... Le concours de l'INP c'est 35 places pour... 1000 candidats.
- Sans commentaire
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