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lundi 3 mars 2014

Montée en grade

 
Très prochainement je commence l'animation de visites sur le thème des Contes d'Orient au Département des Arts de l'Islam du musée du Louvre.
Le public : enfants de 4-6 ans, de 8-12 ans, familles avec enfants et scolaires de tous âges.
Un nouveau challenge bien tentant, bien excitant, un peu effrayant, mais une belle occasion de voir si ce métier de l'animation me plaît. A bientôt pour des nouvelles des premières visites.

mardi 26 juin 2012

Bilan à un an

Allez, un an après la joie d'avoir réussi le test d'entrée, un an après avoir passé des heures à choisir une spécialité et un an après une multitude d'heures de cours, quel est le bilan de cette 1re année de premier cycle de l'EDL ?

D'abord, un sentiment de vraie satisfaction : c'était le bon choix. Je ne regrette qu'une chose, ne pas l'avoir fait plus tôt. En même temps je pense qu'il me fallait bien une année sabbatique pour réfléchir à mes priorités et choisir une nouvelle voie.
Les cours sont un vrai bonheur. Je m'attendais à des sujets passionants, mais je ne pensais pas que ce serait le cas dans certaines matières qui me sont a priori très culturellement étrangères : archéologie indienne, archéologie de la Chine, archéologie chrétienne. Et j'ai adoré ces matières ! Probablement grâce à des profs vraiment géniaux qui savent partager leur sujet et le présenter de manière abordable.
Les profs sont dans l'ensemble excellents dans leur domaine, même si certains mériteraient une petite formation pédagogique. Je voudrais particulièrement souligner mon prof de Cours de Synthèse en Peinture étrangère, Jérémie K., qui malheureusement nous quitte cette fin d'année, et qui a réussi à rendre abordable des artistes et des sujets tellement obscurs pour moi, comme "l'influence du Concile de Trente dans la peinture d'Annibale Carrache" ou "la sexualité du Christ". Je vais le regretter.
Côté élèves, là aussi, excellente surprise. J'avais un peu peur que l'intégration soit difficile avec la jeune majorité, mais tous sont extrêmement accueillants et surtout tellement matures. Je suis vraiment étonnée ; je ne me rappelle pas qu'on avait ce niveau de maturité quand j'ai quitté le lycée. Peut-être est-ce un signe que les adolescents sont de moins en moins des adolescents et de plus en plus vite des adultes. Dommage.
Dans les points positifs je ne peux pas oublier les résultats aux exams. La 1re année, et en particulier la session de mai, est réputée pour être un coupe-gorge, alors je suis ravie d'en sortir indemne.

Tout n'est pas absolument rose dans le monde des Bisounours néanmoins.
Du côté des améliorations possibles, un petit coup de pouce de l'administration pour donner des informations fiables ne serait pas un luxe. En clair, pour avoir une info sure, il vaut mieux la recouper entre l'administration, l'extranet, le forum des étudiants, le ouï-dire...
Pour ce qui est des cours, je dois reconnaître que je suis quand même restée hermétique à 2 matières : archéologie romaine et archéologie nationale. Les portraits romains où l'on reconnait les empereurs grâce à leur chevelure (pince à droite, fourche à gauche) et les tumulus de l'âge du bronze n'ont pas emporté mon enthousiasme.
Et puis les cours c'est bien, mais le par coeur, c'est moins fun. C'est la partie désagréable de l'apprentissage "à la EDL", même si c'est nécessaire. Dans un autre genre, l'exercice de la dissertation d'histoire de l'art est une épreuve en soi. Il faut arriver à conjuguer un plan intelligent, des connaissances précises, des exemples adéquats, un langage agréable, une grammaire indiscutable... en 3 heures.
Côté rythme, l'année a été chargée, surchargée, débordée, au point, je l'ai déjà dit, que j'ai plus travaillé que si j'avais eu un emploi, et que j'ai donc ironiquement visité moins d'expositions que je ne le faisais quand je travaillais. Il va falloir y remédier l'année prochaine avec une autre forme d'organisation, mais en même temps tous les étudiants sont d'accord pour dire que la 2e année est la pire de tout le 1er cycle. On en reparlera.
Pour finir une petite remarque pour tous les étudiants de l'EDL, et en particulier les plus jeunes. J'ai envie de leur dire : indignez-vous ! Ne vous laissez pas assomer par des profs qui profitent de leurs position pour vous asséner un rythme et du boulot par-dessus la tête. Vous aurez bien assez vite un patron qui le fera pendant 40 ans, alors utilisez votre pouvoir de contestation ; si vous ne le faites pas à 20 ans, vous ne le ferez jamais !

dimanche 1 janvier 2012

Bonne Année !

La fête a eu lieu : le réveillon s'est bien passé ? Pas de mal de crâne trop prononcé mais plutôt le souvenir d'un goût sucré qui reste en bouche ?
Alors bonne année 2012 à tous ! Profitez de ce jour pour faire tout ce qui vous plait ; c'est le jour où jamais.

Je regarde à travers ma fenêtre : le ciel est gris ; le sol est mouillé ; les rues sont vides, mais ça n'est pas une raison pour se lamenter et ne rien faire. Un petit point de nouvelle année donc.

On est en début janvier ; c'est donc... le milieu de l'année scolaire, de la mienne en tous cas ! Tout s'est passé tellement vite que j'ai encore du mal à croire qu'il y a 4 mois je me levais chaque matin pour passer 45 minutes (les jours les plus favorables) dans ma voiture et une journée dans un bureau à parler de développement durable et de mortiers industriels avant de rentrer chez moi.

Petit bilan de ce tournant pris en septembre :
- j'ai appris plein de nouvelles choses, découvert de nouveaux mots (cf. précédent message), de nouvelles contrées, de nouveaux modes artistiques
- j'ai sympathisé avec des étudiants super cool, de tous âges, plutôt très matures, drôles, qui me donnent un coup de jeune
- j'ai rencontré des profs tellement divers, passionnants, studieux, timides, pressés, exigeants
- J'aime toujours autant ce que je fais malgré une grosse charge de travail
Bref, je ne regrette rien

Mes résolutions pour 2012 ?
Une seule : faire tout mon possible pour avoir mes exams à la session de mai. Bon, vu les stats de 2011, ça relève du défi plus que de la résolution. Pour rappel : 20 % des étudiants ont eu leur exam en mai 2011. L'idée pour moi, c'est surtout de ne pas avoir à stresser et à travailler de juin à août avant la 2e session d'exams en septembre et de profiter d'un repos bien mérité.

Allez, bonne journée d'aujourd'hui et bonne journée de demain les amis.

lundi 12 décembre 2011

Sciences Po m'interviewe

La soeur d'une étudiante de l'EDL est à Sciences Po et fait actuellement avec un groupe d'élèves une étude sur la réorientation professionnelle. Elle a donc trouvé intéressant de m'interroger pour essayer d'identifier quelles étaient les raisons de ce changement de cap, les motivations, les difficultés, les réactions de l'entourage, le bilan après quelques mois...

Je me suis donc épanchée comme chez le psy pendant une heure pour expliquer comment je suis toujours super heureuse d'avoir fait ce choix, que finalement l'entourage personnel et professionnel a eu une réaction plutôt très encourageante et que je recommande à tous ceux qui travaillent depuis 10 ans de se poser les bonnes questions sur leurs choix, sur ce qu'ils ont vraiment envie de faire, ce qui les passionne.

Ce travail est parrainé par Alain Genestar, Directeur du Publication du magazine Polka qui en reprendra une partie au printemps dans ses colonnes.
A moi la célébritude........ peut-être !

lundi 12 septembre 2011

Le premier jour du reste de ma vie

C'est aujourd'hui. C'est aujourd'hui qu'une nouvelle étape commence.

Rien de bien différent ce matin si ce n'est que le réveil a sonné et que pour la première fois depuis bien longtemps, je prends le bus pour aller travailler.

Dans 30 minutes je serai en amphi à écouter le Directeur de l'Ecole du Louvre accueillir les élèves de première année.

Pas de stress, pas d'angoisse, tout parait normal, naturel.

lundi 5 septembre 2011

Pot de départ

16h30 ce lundi 5 septembre 2011 ; c'est l'heure du pot de départ avec tous mes gentils collègues, autour de quelques bulles et d'une farandole de gâteaux faits maison - gâteau miel/amande, moelleux au chocolat, crumble à la pomme -, j'ai été gâtée :

Un set de loisirs créatifs (peinture, mosaïque, pâte à modeler à peindre). Je suis prête pour les après-midi avec mes filleuls !

quelques gourmandises supplémentaires...


et un sublime bouquet de fleurs.
 

Merci à tous !

La quille

Jour J : c'est le départ.
Un dernier petit compte-rendu de réunion.
Du tri dans les fichiers de l'ordinateur et les mails.
Vider la mémoire de mon téléphone.
Je suis prête.

Pas d'appréhension, pas d'angoisse, pas d'inquiétude.
Je ne me rends pas vraiment compte de ce qui arrive tant que je suis encore sur mon lieu de travail.
Demain peut-être...

dimanche 10 juillet 2011

Apprivoiser le système universitaire

Pour moi qui n'ai jamais mis les pieds à l'université, rentrer à l'Ecole du louvre, c'est comme rentrer dans le grand bain.
Même si l'Ecole du Louvre a un statut un peu spécial du fait de son histoire et de sa localisation - non, je ne connaîtrai pas les amphi délabrés qui font la réputation des facs françaises - elle appartient quand même au système universitaire. Et quand on vient du système ultra-organisé et ultra-structuré d'une classe prépa et d'une grande école, naviguer dans les méandres du système universitaire est un apprentissage compliqué.

Qu'est-ce qui change ?
- Des cours en amphi à 400 personnes
- Des cours "facultatifs" (ça veut dire quoi ça ?)
- 18 heures de cours maximum (par semaine)
- 2 fois plus de travail personnel que de cours
- Un mélange d'élèves de 1re, 2e et 3e année dans certains cours
- des cours rangés en Unités d'Enseignement
- Des examens qui donnent lieu à des ECTS (c'est quoi donc ? : European Credits Transfer System)

Je comprends mieux maintenant pourquoi après le bac, la fac n'a jamais été une option imaginable pour moi. Et j'admire ceux qui, à 17 ou 18 ans, s'engagent dans ce type d'études et cette non-organisation. Moi qui suis hyper rigoureuse, planificatrice, organisatrice, limite maniaque (ne hochez pas la tête !), cette imprécision quant aux horaires des cours, à l'organisation des examens, aux informations communiquées... me stresse. Heureusement, avec 20 ans de plus, je suis beaucoup plus habituée à gérer ces situations.

Qui vivra verra !

mardi 21 juin 2011

On rembobine

Pourquoi l'Ecole du Louvre ?
Qu'est-ce qui fait qu'à 42 ans, après une école de commerce, 15 ans de travail en entreprise dans la communication et le développement durable, j'ai décidé de changer de cap et de repartir sur les bancs de l'école pour une licence, voire plus, en histoire de l'art ?

Retour en arrière
Avril 2009 - avril 2010 : année sabbatique en Amérique du Sud
Un an pour donner libre cours à mes envies de voyage, de découverte, de réflexion. Un an pour comprendre que la vraie vie n'est pas forcément là où je l'ai placée jusqu'à présent, dans un parcours professionnel rectiligne et logique. Et pendant une marche dans le parc Torres del Paine au Chili, une question simple : est-ce que tu t'imagines faire ce que tu fais actuellement jusqu'à la retraite ? Non, évidemment non, forcément non.

Juillet 2010 : musée du Quai Branly
Pendant ma visite je passe à côté de l'espace d'exposition temporaire où est en train de se monter une exposition sur l'Inde. Et là, le déclic, l'évidence : mais c'est ça que je veux faire, c'est sûr. Imaginer, monter, organiser des expositions : le mariage idéal entre l'art, l'événementiel, la communication, la gestion de projet...
Et je me rappelle d'une question qu'on se pose assez régulièrement à différents moments de sa vie : "si tu n'avais pas fait une école de commerce, qu'est-ce que tu aurais fait ?". Et toujours la même réponse : de l'histoire de l'art à l'Ecole du Louvre.
Allez, c'est parti ; quelques recherches sur internet pour découvrir que l'entrée à l'Ecole est conditionnée à la réussite d'un test probatoire et ouverte à tout bachelier, sans limitation d'âge (ouf !).

26 mars 2011 : le test, avec 2 331 autres candidats dont 80 % doivent avoir moins de 22 ans

17 juin 2011 : 382 admis. J'y suis.